Actualités | VOITURE ÉLECTRIQUE : BON PLAN OU PAS ?

VOITURE ÉLECTRIQUE : BON PLAN OU PAS ?

Marché très largement dominé par les Tesla, Zoe et E-208, le secteur de la voiture électrique explose. Sur le seul mois d’août 2021 : 11,3 % des ventes d’automobiles neuves ont ainsi été réalisées par des versions électriques… Mais acheter une voiture électrique est-il avantageux ? Et surtout… un tel véhicule permet-il de faire une tournée d’infirmière libérale ? L’ANGIIL fait le point… et vous permet d’accéder à toutes les informations nécessaires à votre prise de décision via les liens hypertextes inclus dans cet article.

 

Première bonne nouvelle : en termes économiques, acheter un véhicule électrique neuf présente de très nombreux avantages. Mais attention ! Si certains sont accessibles sans condition, d’autres nécessitent de remplir certains préalables. Il convient donc d’être attentif !

 

DES CADEAUX FISCAUX POUR TOUS

 

Accordés par l’État, quatre avantages fiscaux sont consentis à tout acheteur d’un véhicule neuf 100 % électrique :

  • bonus écologique : aide financière directe à l’achat, le montant du bonus écologique varie selon le type et le prix d’achat du véhicule électrique ainsi que son lieu d’utilisation (métropole ou DOM). Compris dans une fourchette de 2000 à 6000 €, il peut être directement déduit du prix du véhicule par le concessionnaire
  • carte grise : exonération de la taxe régionale sur tout le territoire, il ne reste que 13,76 € : 11 € de taxe fixe auquel s’ajoute 2,76 € de redevance d’acheminement
  • déductibilité fiscale : pour les frais réels, le plafond d’amortissement d’un véhicule 100% électrique est fixé à 30 000€. Considérée comme un équipement, la batterie peut être amortie intégralement, à la seule condition de faire l’objet d’une facturation distincte. Par ailleurs, pour la déduction forfaitaire, le véhicule électrique bénéficie d’une majoration de 20% du barème kilométrique.
  • crédit d’impôt : l’installation d’une infrastructure de recharge dans le logement permet l’attribution d’un crédit d’impôt égal à 75 % du montant des dépenses engagées dans la limite de 300 €. Cette mesure est applicable sans condition de ressources ni de type de résidence (principale ou secondaire) ou de qualité du contribuable (propriétaire ou locataire).

 

… QUI VIENNENT EN COMPLÈMENT D’AVANTAGES ATTRIBUÉS SOUS CONDITIONS

 

A contrario, certains avantages liés à l’achat d’un véhicule neuf 100 % électrique sont soumis à condition préalable. Ainsi :

 

UNE NÉCESSITÉ S’IMPOSE : COMPARER !

 

Quel gain en termes de coût financier est-il possible à l’achat d’un véhicule électrique vs un véhicule thermique ? A quelles déductions fiscales aura-t-on droit ? Pour le savoir, les experts de l’ANGIIL sont là. Ils pourront réaliser, pour vous, le même type de comparatif que ceux réalisés dans les tableaux ci-dessous…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reste que le premier critère de choix d’une voiture doit avant tout être celui du confort. En effet, selon l’étude pénibilité Carpimko-Stimulus réalisée en 2020, 29,3 % des infirmières et infirmiers libéraux passent plus de 4 h/jour au volant pour leurs trajets professionnels et réalisent entre 30 et 60 entrées/sorties de leur véhicule lors de leur tournée.

 

PUISSANCE, SILENCE MAIS ATTENTION À L’AUTONOMIE !

 

Côté bien-être au volant, la voiture 100 % électrique se place cependant en bonne position. Dotés d’une puissance au démarrage supérieure, les véhicules électriques permettent une conduite dynamique… tout en étant silencieux, inodores et sans aucune vibration. L’absence de boîte de vitesse facilite, de surcroît, la conduite et neutralise les à-coups moteurs.

 

Le seul inconvénient d’une voiture électrique relève donc, in fine, de son manque potentiel d’autonomie. Selon les véhicules et les batteries, cette autonomie se limite ainsi à 250-300 kms pour une citadine et 350-450 kms pour une routière. Pas toujours suffisant pour les tournées de certaines infirmières libérales exerçant en milieu rural ou en zone montagne, d’autant plus que les conditions de route ou météorologiques influent grandement sur l’autonomie du véhicule.

 

En conclusion, le choix d’acheter, ou non, une voiture électrique dépend de chaque professionnel. N’hésitez donc pas à vous rapprocher des experts de l’ANGIIL pour étudier votre situation.

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Flash info
Certification périodique : début au 1er janvier 2023 ?

A compter du 1er janvier 2023, les 7 professions de santé disposant d’un Ordre (médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme, pharmacien, infirmier, masseur-kinésithérapeute et pédicure-podologue) devront faire l’objet d’une certification périodique. Cette dernière a été instaurée par ordonnance en juillet 2021 et doit être acquise tous les 6 ans grâce à la réalisation d’un programme d’actions visant 4 objectifs : actualisation des connaissances et compétences ; renforcement de la qualité des pratiques ; amélioration de la relation avec les patients ; et enfin, prise en compte de sa propre santé personnelle. A noter : si l’actuel DPC remplit les obligations du 1er objectif, il reste, quand même 3 autres buts à atteindre… ce qui représentera d’après une étude de l’Inspection Générale des Affaires Sociales une somme comprise entre 1,5 à 5,4 milliards d’euros en 6 ans si l’on veut que les 1,16 millions de professionnels de santé concernés soient certifiés. En conséquence, l’IGAS préconise de prendre en compte ce qui est déjà effectué par les professionnels : revues de mortalité ou de morbidité et démarches de labellisation dans les établissements, intervention dans un congrès ou tutorat des jeunes professionnels ou encore participation à des instances professionnelles chez les libéraux… Selon l’IGAS, une économie d’environ 2,8Mds€ serait alors réalisée. Pour en savoir davantage sur la certification et sur l’étude de l’Igas, c’est ci-dessous !

Etude igas
Info certification

Idels : début des travaux sur le décret d’actes en 2023

Selon l’Ordre National Infirmier, la révision du décret d’actes infirmiers devrait débuter début janvier 2023. Rappelons que cette dernière avait été promise par Olivier Véran (alors Ministre de la Santé) dès janvier 2022… L’Ordre en profite pour revendiquer un nombre important de transferts de compétences avec possibilité de réaliser de manière autonome des actes pouvant déjà être accomplis aujourd’hui sous prescription médicale. Parmi eux : prescription de certains médicaments d’usage courant type paracétamol, renouvellement de traitement… Enfin, l’Ordre Infirmier appelle aussi à une évolution législative à travers la modification du Code de Santé Publique, pour ouvrir la possibilité d’accès direct aux professions paramédicales et les intégrer dans l’offre de soin de premier recours et dans l’organisation de la permanence de soin dans les territoires. Pour lire le communiqué de l’Ordre, c’est là !

Communiqué

Idels et sages-femmes : bientôt intégrés dans la permanence des soins ?

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2023 prévoit dans son article 24 bis que les infirmiers diplômés d’Etat « dans le cadre de leur activité libérale ont vocation à concourir à la mission de service public de permanence des soins ». Ceci impliquerait que les Samu-centres 15 pourraient faire appel à un Idel pour, par exemple, évaluer en 1er lieu le patient et la nécessité d’un SMUR ou d’un autre mode de transport. Rappelons que la permanence des soins est prévue pour la prise en charge des demandes de soins non programmées aux horaires de fermeture des cabinets des médecins libéraux (le soir, la nuit, le week-end et les jours fériés). Organisé par l’ARS, il met en place un tableau de garde par secteur et fait bénéficier le professionnel de santé qui y collabore d’un forfait d’astreinte qui ne peut pas être inférieur (pour les médecins) à 150 € pour 12 h indépendamment de la rémunération des actes accomplis dans le cadre de leur mission. L’article 24 bis prévoit également que les sages-femmes libérales soient également intégrées dans la permanence des soins.

Texte art. 24 bis

« Intolérable fracture sanitaire »…

C’est ce que dénonce avec force l’UFC-Que Choisir dans l’étude qui vient de paraître. En effet, selon l’UFC, il faut prendre en compte dans l’accès aux soins non seulement le critère géographique et de densité médicale ainsi que le fait l’Assurance Maladie, mais aussi le critère financier : autrement dit, il faut tenir compte des dépassements d’honoraires qui empêchent une grande partie des Français de consulter eu égard au reste à charge qu’ils ont à assumer. Du coup pour l’UFC-Que Choisir, ce ne sont pas 15,3 millions de Français qui ont un accès difficile à un médecin généraliste en métropole (c’est-à-dire qui vivent dans une zone où la densité médicale est 30% en-dessous de la moyenne nationale), mais 19 millions… Pour l’accès aux spécialistes, le constat est encore plus dramatique puisqu’alors, plus de 80% des français n’ont pas accès à un ophtalmologue respectant le tarif de la Sécurié Sociale à moins de 45 minutes de trajet, près de 80% des enfants n’ont pas accès à un pédiatre et 86% des femmes n’ont pas accès à un gynécologue… Pour connaître les détails et préconisations de l’UFC-Que Choisir, cliquez ci-dessous !

Etude

Formations sanitaires : bilan 2021

En 2021, 169 533 étudiants, dont 85 % de femmes, étaient inscrits dans l’une des 1 318 formations aux professions sanitaires de France (+5 % par rapport à 2020). La hausse du nombre d’inscrits s’observe dans toutes les formations, sauf chez les psychomotriciens. Elle est particulièrement prononcée chez les ambulanciers (+17 %) et les aides-soignants (+12 %). Toutefois, la grande majorité des inscrits (56%) se retrouve en IFSI, toutes années de scolarité confondues. On se rappelle que le nombre de places offertes à ces 3 professions a été fortement augmenté en 2021. Du côté des diplômés, leur nombre augmente également, s’élevant toutes professions confondues à 65 627 en 2021 (+2%). Mais la situation est très contrastée : nouvelle baisse chez les pédicures-podologues de -8% (déjà -23% en 2020 !), mais aussi chez les infirmiers (-4%), tandis que le nombre d’ambulanciers, de techniciens de laboratoire et d’aides-soignants progresse fortement. Enfin, si 18% des étudiants inscrits dans une formation sanitaire ont été mobilisés dans le cadre de la crise sanitaire du Covid en 2020, ils étaient encore 12% en 2021. Pour plus de détails, se reporter au communiqué ci-dessous…

Communiqué